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Nous avons une fâcheuse tendance à généraliser et à simplifier. Nous voyons souvent les choses au travers de décisions ou d’affirmations qui nous sont dictées, voire imposées par d’autres. Nous étiquetons souvent les autres et nous les plaçons dans la catégorie bien ou mal. Cette simplification nous arrange et nous permet, non seulement de justifier notre jugement, mais aussi de fermer toute porte à la discussion et à la compréhension. Nos émotions négatives alimentent haine et peur, cupidité et envie. Nous créons ainsi un cycle sans fin à l’origine des guerres et de la violence. Ces émotions destructrices déforment la perception de ce que nous nommons réalité. Il est connu qu’elles ont un effet restrictif sur notre façon de penser. Les affrontements deviennent alors inévitables et ne reflètent en rien l’aspiration profonde à la paix et au bonheur que ressent l’être humain au fond de lui. Mais, ne nous leurrons pas. Nous vivons une époque trouble. A nous de ne pas la nourrir. Considérons-la comme un passage obligé avant d’atteindre le changement de société qui favorisera l’épanouissement et le bonheur. Cela prend du temps et il faut être bien conscient que l’iniquité de la violence de l'homme contre son semblable provoque des dégâts considérables.
Nous pouvons transcender cette habitude de nous battre et instaurer un nouveau système où les idées sont échangées et comparées. Un système aux valeurs différentes. Derrière le voile des apparences se cache la véritable nature de l’homme. Conserver cette idée à l’esprit permet d’accepter les évènements et les êtres. Chacun de nous vient sur terre avec les meilleures intentions, même si nous n’en gardons pas une mémoire consciente. Chacun de nous peut devenir un transformateur du monde par la qualité de ses pensées positives. Elles seules amènent les changements intérieurs indispensables dans notre relation aux autres. Elles seules ont des effets bénéfiques sur nos succès, notre santé et même notre bonheur qui est le reflet de notre état d’esprit. Bien-être, bonheur et bonté se cultivent et sont contagieux. En étant heureux, nous accroissons la possibilité que l’autre le soit aussi. Imaginons : attraper une maladie qui s’appelle bonheur avec le souhait qu’elle soit contagieuse... et non guérissable. De plus, en l’associant à des pensées positives, nous voyons émerger et se concrétiser le monde meilleur auquel nous aspirons tous.
Ce possible est tout à fait réel. Vouloir changer notre société se fait en prêtant plus d’attention au bien-être des autres, en dialoguant avec eux, en travaillant avec eux, en les comprenant et en les respectant. Agir ainsi, c’est transformer la société et exprimer notre nature sociale. Toutefois, ce vouloir ne peut se faire que si notre cœur aussi se transforme. Intuitivement, nous recherchons une source divine. Cette intuition apparut progressivement dans les cultures et croyances du monde entier. Elle établit tout aussi progressivement que Dieu, ou quel que soit le nom que chacun lui attribue, représente une force, une conscience que nous pouvons atteindre, non pas par l’extérieur, mais par une illumination intérieure. Notre conscience s’ouvre alors sur une harmonie parfaite. Un royaume en nous-mêmes. Une nouvelle énergie fondée sur l’amour et ressentie dans chacun de nos jours.

Jean Luc Flécheux

 

 

Edito du 30 janvier 2012